mardi 13 novembre 2007

FRANCOPHONE OU FRANÇAIS ?

La langue française n’est pas la propriété de la France pas plus que du peuple français. Une langue n’a pas de propriétaire mais des utilisateurs et chacun s’en sert aussi bien qu’il sait le faire et selon qu’il la sent et l’aime. Une langue évolue naturellement par l’usage, c’est lui seul qui modifie l’orthographe, ajoute tel mot, oublie tel autre, les autorités académiques, ceux qui se veulent prêtres du langage ne font qu’entériner, à tort parfois quand ils ne tiennent pas compte du côté mode de certains mots ou expression !

Ceux-là ne se sont guère fait entendre, ce me semble, quand des politiques se sont arrogés le droit de décider que tel mot devenait licite ou bonne telle façon de l’écrire, ils outrepassaient leurs droits ; certains font de la résistance passive et refusent de féminiser les noms de fonctions, préfèrent envoyer des courriels plutôt que des ‘mail’ et trouvent le clavardage plus convivial que le ‘chat’, que peuvent-ils faire de plus ?

Nos frères francophones non hexagonaux n’ont pas réagi non plus avec beaucoup de force quand était dénaturé ainsi le bien de tous pour la satisfaction de quelques uns ! C’est dommage, ce qui évolue « par décision supérieure » n’est jamais qu’un fait de dictature, qui n’a rien à voir avec l’esprit de la langue !

Modifier la dénomination d’un organisme peut en modifier le fonctionnement autant que l’esprit : l’Education Nationale ne se nommait-elle pas Instruction Publique dans un temps pas si lointain ? Quand l’éducation était essentiellement à charge des parents et l’instruction à celle de l’école et de ses maîtres !

Mais en devenant mal entendant, le sourd n’en devient-il pas mieux entendant ?...

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