vendredi 9 novembre 2007

NOCTURNE

Celui qui, les nuits dernières grillonnait derrière ma valise ne s’est pas fait entendre, il n’a donc pas suivi celle que j’ai changé de coin ; par contre, comme halée par quelque comète errante, une lueur clignotante circulait sous le plafond, vue de près, c’est une bestiole qui ne paye pas de mine mais quelles lueurs, étonnant, vraiment ! Selon tante Wiki, il en faudrait 5000 pour éclairer autant qu’une bougie, il s’agit d’un lampyre ou luciole de l’une des 2000 espèces que compte cette famille de coléoptères.

Ce soir, ce chauve-ci béatait des sourires en regardant virevolter en folle sarabande un bataillon de chauve-souris. Elles viennent au ras des toits mais bien trop vite pour que je puisse en voir les visages, quant à les identifier, il ne faut pas y songer ; quoique grandes, leur taille est moindre que celle des éléphants qu’elles surpassent cependant nettement par la vivacité !

Les moustiques, sans doute prévenus, ont attendu leur passage pour sortir de leurs casernements ; et, pendant ce temps-là, quelques unes de ces minuscules fourmis voraces (des iridomyrmex humilis sans doute) grimpaient à l’assaut de cette aubaine de chair fraîche, à moins que ce ne soit quelqu’autre bestiole ; mais qu’importe, pourvu qu’on ait la gratte, n’est-ce pas ?

Ici, zone civilisée, la nuit manque d’étoiles et la lune elle-même n’éclaire pas les fenêtres ; des tubes, des ampoules, gaspillent généreusement les watts ; pas de lampadaires, non, des riverains qui éclairent leurs façades et leurs bouts d’espace devant la rue !

Aucun commentaire: