mardi 25 décembre 2007

Noël : cadeaux con.venus à échéance.

Si l’on dit que les cadeaux entretiennent l’amitié, ce n’est sans doute pas de ceux-ci, qui sont devenus des dus, des devoirs qu’il faut rendre à date fixe comme on paye un impôt, une facture…

Ce n’est point aimer que d’attendre qu’il soit l’heure, que soit le top donné, pour dire je t’aime et j’ai voulu t’offrir ceci…

Ce sont plutôt ceux que je n’aime pas que je servirais ainsi !

Quand on aime, c’est tous les jours et en chaque instant que l’être aimé est derrière un voile de pensées, il est si présent que lorsqu’une fleur nous sourit on veut la lui montrer, qu’un quelque chose nous parle de lui et l’on veut l’en parer…

Depuis des jours, à ceux que l’on croise, l’on souhaite de passer de bonnes fêtes, c’est devenu un tic absurde, si absurde qu’hier en donnant de ta part vingt cinq francs à une gamine qui essuyait d’un revers de sac un quignon récupéré, je n’ai pas manqué de lui souhaiter de bonnes fêtes !

J’ai pensé trop tard à l’inviter ; je n’aurais sans doute pas laissé cramer les haricots du souper (les fourmis et autres oiseaux en eussent été privé ce matin, il est vrai) ; mais elle avait déjà passé le coin quand l’idée m’est venue et je ne cours pas vite !

Il faut que tu penses aussi à faire parfois un geste de ma part, il y a tant de choses que je ne sais pas voir, ne peux pas voir !

C’est cela l’esprit de Noël, ça s’écrit avec un A et un I qu’on fait suivre d’un M et d’un E et encore d’un R en manière de canne ! Et cela peut s’écrire partout, sur tout, comme LIBERTÉ qui est un de ses aspects.

Un enfant dans une crèche il ya plus de deux mille ans… ? Oui, qui nous crie, nous hurle de nous occuper de ceux d’aujourd’hui !

Ce n’est pas d’un peu de notre superflu qu’il veut, pas d’un mégot, pas de restes (ils sont pour les fourmis, les oiseaux, les margouillats…), mais de notre nécessaire !

Aucun commentaire: